Retour sur le webinaire de la Dihal consacré aux financements des stratégies de résorption des bidonvilles, en partenariat avec la DGEFP et l'ANAH.

Publié le mardi 26 mai 2026 | Actus de la plateforme

éunissant une cinquantaine de participants (agents des services déconcentrés, représentants de collectivités et acteurs associatifs), cette session a permis de dresser un panorama des leviers financiers mobilisables par les acteurs de terrain.

1. L'enveloppe nationale des crédits de résorption des bidonvilles (Dihal)

Valérie Saintoyant, directrice de mission à la Dihal, et Sophia Raji, cheffe de projet, ont ouvert les échanges en rappelant le rôle et les missions de la Dihal, avant de présenter le cadre et le calendrier de l'enveloppe nationale dédiée à la résorption des bidonvilles. Le BOP 177 permet de financer des dépenses de fonctionnement ainsi que l'ingénierie de certaines actions de résorption, selon un ordre de priorité défini. L'arbitrage de ces financements s'appuie sur les demandes transmises par chaque département : l'évolution de la stratégie mise en œuvre, la nature des actions engagées et le renseignement de la plateforme Résorption-bidonvilles sont pris en compte par la Dihal pour déterminer le niveau de financement accordé en fonction de l'enveloppe nationale, à hauteur de 9 millions d'euros en 2025. En 2025, cette enveloppe a permis de soutenir des actions dans 20 départements.

2. La RHI-Bidonvilles (ANAH)

Ikram Aïssat, chargée de mission lutte contre l'habitat indigne et quartiers anciens à l'Agence nationale de l’habitat, a ensuite présenté les possibilités de financement offertes par le programme Résorption de l'Habitat Insalubre dédié aux bidonvilles (RHI-Bidonvilles). Ce programme permet d'intervenir sur des habitats précaires qualifiés d'insalubres et interdits à l'habitation, situées sur des parcelles publiques ou privées en cours d’acquisition par la puissance publique.

Le financement RHI-bidonville finance jusqu’à un taux de 100% des assiettes subventionnables les subventions dédiées aux études de calibrage, à l’accompagnement social et relogement des ménages concernés et au déficit des opérations de traitement des bidonvilles. Dans chaque département, la direction départementale des territoires/ et de la Mer (DDT/M) est l’interlocuteur à contacter pour obtenir des informations sur les possibilités de financements de la RHI-Bidonvilles.

3. Le Fond social européen + (DGEFP)

Pour clore la session, Juliette Memmi, adjointe à la cheffe de la mission d'appui au déploiement des programmes à la DGEFP, et Ludmilla Didillon, chargée de mission à la DGEFP, ont présenté les financements européens disponibles, notamment le FSE+. En France, l’enveloppe FSE+ de 6,67 milliards d’euros est répartie entre l’Etat (65%) et les régions (35%). Le programme national « Emploi, Inclusion Jeunesse et Compétences », géré par la DGEFP, mobilise 4 milliards d'euros pour l'insertion professionnelle et sociale des publics vulnérables, l'emploi des jeunes, et l'adaptation des compétences aux mutations économiques.

Dans le cadre de ces objectifs, plusieurs opérations visant la résorption des bidonvilles ont pu être financées, notamment en matière d'accompagnement social, de médiation scolaire et d'insertion professionnelle. A titre d’exemple, une équipe mobile Protection maternelle et infantile (PMI) a étémise en place pour permettre des permanences d’infirmières-puéricultrices à destination des femmes et enfants vivant sur plusieurs sites de bidonvilles en région Pays de la Loire.

Les crédits sont délégués aux DREETS et à certains organismes intermédiaires (conseils départementaux, métropoles), qui publient les appels à projets locaux et constituent le premier interlocuteur pour les porteurs de projets.

Si vous souhaitez obtenir la rediffusion du webinaire, nous vous prions de nous contacter à l'adresse suivante : contact-resorption-bidonvilles@dihal.gouv.fr